Le goût de ma vie
J'ai dû brûler mon c½ur
Avec mes maux goût de braise
J'ai fait vibrer mes heures
Avec l'amour goût de fraise
J'ai sucré cette vie
Pour faire frémir mes envies
Quand j'ai croqué cette pomme
Pour l'amour des arômes
J'ai cramé toutes joies
Quand la solitude me vient
Moi : une fille « à la noix »
Qui n'a su garder aucun lien
J'ai pimenté ma vie
Avec les piquants de l'amour
Agrémenté mes nuits
Aux cacaos de ses contours
J'ai cuisiné mes jours
Pour encore savourer la vie
Et partir sans détours
Quand la fin me tuera aussi
CoCottie
18 février 2007
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Bleu azur
Je suis parti dans le bleu azur
Où le ciel est un océan
J'ai senti que l'air était si pur
Dans le ciel aux vents dansants
Je suis parti dans le cri des pleurs
Sur la Mer de vos larmes
J'ai senti s'emballer ce grand c½ur
Quand le corps se désarme
Je suis parti sans un au revoir
Car le temps n'attendait plus
Non il ne faudra pas m'en vouloir
J'ai aimé tant que j'ai pu
Je suis parti dans un pays rêvé
Où les hommes sont braves
Mon âme est désormais apaisée
Loin de ce monde qui s'aggrave
Je suis parti dans ce bleu azur
Où le ciel est un océan
J'ai senti que l'air était si pur
Dans ce ciel aux vents dansants
Cocottie
8 février 2007
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Immunisé
Je griffonne sur ce papier blessé
Des mots devenant supplices.
La main tremblante et le c½ur pressé
En transe, ma page se plisse...
J'entaille son corps à l'encre vide
Avec des mots sans aucun trait.
Ecrivant d'une plume aride
Les derniers maux d'un c½ur plâtré :
J'ai eu les sueurs d'un corps malade,
Les pleurs d'une âme en peine.
Les mots ne coulant plus dans mes veines :
J'ai le c½ur en marmelade.
Mon c½ur immunisé par la verve,
(Cette drogue qui m'enivrait)
Range ma Plume dans la réserve,
Sans jamais plus la délivrer.
Et...
Je griffonne sur ce papier laissé
Des mots devenant fugaces
La main tremblante et le c½ur blessé
En transe, ma page s'efface...
Cocottie
8 avril 2008
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Mon encre saigne
Mon encre saigne
Quand mon c½ur se blesse
Et ma vie baigne
Dans un sang de détresses
La vie sans lui est un fruit fade
Tombe l'averse
D'un c½ur sans armes :
Mes écrits versent
Quelques pleurs sans larmes
Mes joies ne sont que barricades
Des flots dans mes mots
Mais pas d'eau sur ma peau
Et la plume crache
Des sanglots qui tachent
Mes écrits ne sont que noyades
Et ce papier blanc
S'imbibe de douleurs
En taches de sang
Dans mes écrits sans leurres
cocottie
24 mars 2007
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Lettre à mon cardiologue
A mon cher Docteur...
Je sais bien que je n'ai pas été un c½ur facile
Et pourtant, vous vous êtes montré bien agile.
A présent mon c½ur se sent bien plus tranquille
Grâce à vos gestes de plus en plus habiles...
Vous m'avez ôté ma plus grande gêne
Pour avoir enfin une vie plus saine.
J'ai beaucoup souffert de cette veine
Mais votre humour m'a enlevé cette peine.
Vous avez été un docteur vraiment surprenant
Me faisant presque passer un moment amusant.
Par votre caractère quelque fois délirant
J'ai trouvé en vous quelque chose de fascinant...
Des remerciements ne suffiraient sûrement pas
Pour vous dire la reconnaissance que j'ai en moi
Je ne saurais vraiment utiliser les mots adéquats
Alors je vous dirais encore : « merci mille fois » !
cocottie
Novembre 2007



